Méteo

mardi 4 décembre 2012

Les étapes de la construction - Sanitaires

Le raccordement au réseau de distribution d'eau


En règle générale, les formulaires de demande de raccordement vous sont fournis en même temps que le permis de bâtir. Si ce n’est pas le cas, demandez-les à votre administration communale.
Le raccordement peut se faire lorsque les conduites intérieures ne sont pas encore placées. Mais mieux vaut introduire sa demande avant que la cave ne soit terminée car il peut y avoir une attente de 3 mois entre la demande et le raccordement.
Avant le raccordement, la compagnie des eaux de votre région vient tout mesurer sur place et quelques jours plus tard, vous recevez une estimation des coûts. Ce montant est à payer d’avance. 
Après le raccordement, un calcul définitif est réalisé, soit on vous rembourse une partie, soit on vous demande un supplément.
Les tarifs pour le raccordement sont publiés sur le site de la compagnie de distribution d’eau de votre région. Pour en savoir plus sur ces tarifs, rendez-vous sur www.swde.be pour la Région wallonne, sur www.blbe.be pour la région bruxelloise, et sur www.vmw.be pour la Région flamande.

Les tuyauteries d'amenée d'eau



Il y a différents matériaux envisageables pour les canalisations, mais les matières synthétiques ont la cote…
Caractéristiques des tuyauteries synthétiques
Les tuyaux synthétiques sont spécialement conçus pour garantir l’hygiène lors du transport de l’eau potable. Ils ont une paroi épaisse et ne sont pas étanches à l’oxygène. De plus, ils sont insensibles à la corrosion et aux dépôts de calcaire. Ce type de tuyaux est également facile à découper et à relier.
Le matériau le plus connu est le polyéthylène réticulé (PEX ou VPE). C’est un système de tuyaux emboîtés dans des gaines rouges et bleues. Ils conviennent uniquement aux canalisations encastrées dans la chape. Leur caractère interchangeable est un énorme avantage. En effet, si un VPE est abîmé lors des travaux, le système «tube en tube» permet de retirer le tuyau intérieur et de le remplacer par un neuf.  
Conseil: utilisez des tuyauteries et des raccords de même marque et venant du même fournisseur. Cela vous garantit une cohérence parfaite et une installation 100% sûre.
Les autres matières synthétiques:
  • Le polypropylène (PP)
  • Le polybutène
  • Le chlorure de PVC
  • Le PEX ou PEMB, une couche d’aluminium se trouve autour de la conduite intérieure. Ce matériau est plus cher mais plus solide…
Si vous choisissez un matériau synthétique, tenez compte des risques de dilatation dus à la chaleur. Pour les compenser, prévoyez des coudes de dilatation lors du placement des conduites.
Les autres matériaux
Les tuyaux en cuivre dur ou tendre sont moins chers et plus rigides que le synthétique, mais ils sont sensibles à la corrosion et exigent une grande maîtrise lors du placement.
Pour l’installation de tuyaux en cuivre dur, on travaille en circuit. Un tuyau parcourt tout le bâtiment et relie les différentes prises d’eau. Le cuivre peut être soudé ou raccordé avec des raccords filetés (le filetage consiste à former une rainure le long d’une surface cylindrique).
En ce qui concerne le raccordement du cuivre tendre, on applique le principe des collecteurs (construction en laiton à laquelle sont reliés les tuyaux) et on utilise également des raccords filetés. Notez que le cuivre tendre est plus facile à plier…
Les tuyaux galvanisés sont les moins coûteux et les plus difficiles à encastrer. Ils sont fixés au mur à l’aide de colliers. Le raccordement des différentes tuyauteries s’effectue avec des raccords filetés. Il faut donc avoir un outillage adéquat et des compétences précises.
Comme pour le cuivre, l’installation se fait en circuit.  
Le placement
Du compteur part une conduite qui rejoint le premier groupe de collecteurs (un pour l’eau chaude et un pour l’eau froide). 
Ensuite, de ces deux collecteurs, partent des tuyaux reliant les différentes prises d’eau et les collecteurs des autres étages. La plupart du temps, on utilise un collecteur par étage.  
Notez que pour certaines tuyauteries synthétiques, les raccordements au collecteur se font par filetage ou soudage. 
En ce qui concerne les tuyauteries en VPE et en matière composite, le raccordement au collecteur se fait de façon mécanique. En général, ces raccordements sont réalisés avec des raccords à visser, mais le principe bicône est de plus en plus répandu. Le placement de raccords de type bicône est plus rapide et de meilleure qualité.
 
Le diamètre des tuyaux
Le choix du diamètre des tuyaux s'opère en fonction du débit recherché. L'équipement d'une habitation privée offre, en général, le choix entre quatre diamètres : 16, 20, 25 et 32 mm.
Les tuyauteries d'alimentation simples (lavabo, wc, machine à laver,…) requièrent, en général, des tuyaux de 16 mm et des tuyaux de 20 mm pour l'alimentation de petits collecteurs.
Pour les salles de bains exigeant des débits supérieurs (avec grande baignoire ou douche hydromassante), mieux vaut opter pour des conduites d'au moins 20 mm. Les tuyaux de 32 mm, quant à eux, servent à relier le compteur d'eau au premier collecteur.
La hauteur des prises d’eau
Compte tenu de l'augmentation moyenne de la taille des individus ces dernières années, les hauteurs recommandées pour les prises d'eau sont celles reprises dans le tableau suivant.
Quelle distance prévoir entre la conduite d'eau chaude et celle d'eau froide? 
Pour un lavabo, un bain, un évier, une douche, ou encore un mitigeur de cuisine, on préconise une distance de 16 cm.
Les lavabos et lave-mains avec siphon bouteille constituent toutefois une exception à cette règle. Dans leur cas, la distance entre conduite d'eau chaude et froide peut varier d'un modèle à l'autre.
Pour la hauteur définitive des robinets par rapport à celle de l'arrivée d'eau, ajoutez, en moyenne, 30 cm, sauf pour la baignoire et la douche, où le robinet se fixe directement sur les points de raccordement.
Hauteurs recommandées des prises d'eau
WC  
20 cm
WC (raccord au-dessus de la cuvette)
68 cm
Lave-mains WC      
60 à 65 cm
Lavabo salle de bains
60 à 65 cm
Baignoire  
75 cm
Douche 
115 cm
Evier cuisine  
60 cm
Bidet   
15 cm
***Pour des détails précis sur l’ensemble des équipements sanitaires, consultez notre dossier «Salle de bains».
L’isolation des conduites
Isoler les tuyauteries est nécessaire pour réduire les pertes de chaleur, mais aussi pour protéger du gel…
De nos jours la plupart des tuyaux sont composé d’un isolant.
Le label de qualité
Le secteur sanitaire applique généralement la norme allemande DVGW. Il existe également la norme belge ATG, qui correspond à celle DVGW, tout en imposant quelques critères supplémentaires sur le plan de l'absence de goût ou d'odeur désagréable. Enfin, d'autres tuyaux bénéficient de la norme Benor. Plus d’informations sur le sitehttp://info.benoratg.org


Les étapes de la construction - L'électricité

L’installation électrique d’une habitation est capitale, elle se doit d’être réalisée dans les règles de l’art. 
Vous devez également respecter et appliquer les normes du R.G.I.E. (Règlement Général sur les Installations Electriques). Pour en savoir plus sur ce règlement, consultez le site du gouvernement,http://economie.fgov.be/energy/electricity/electricity_fr_001.htm.
L’électricité pièce par pièce
Chaque pièce est unique et a donc des besoins différents en électricité. En effet, vous ne devez pas éclairer une cuisine comme une chambre, la salle de bains doit être bien protégée… Afin de ne rien laisser au hasard, voici quelques conseils faciles à appliquer.
  • Pensez à placer une prise près de la table de la salle à manger, c’est très pratique pour les fondues, pierrades et chauffe-plats.
  • Vous aimez les lampes d’ambiance? Alors installez une canalisation de bouclage. De cette manière, vous pourrez allumer et éteindre un ensemble de luminaires avec un seul interrupteur.
  • N’oubliez pas les prises audio… une musique d’ambiance est toujours agréable.
  • Posez suffisamment de prises à proximité du plan de travail de la cuisine.
  • Dans une chambre d’adulte, placez une prise de chaque côté du lit. Installez également un interrupteur qui vous permet d’allumer et d’éteindre tout en restant dans le lit.
  • Pour la chambre d’enfant, prévoyez son évolution en chambre d’ado. Veillez à placer un certain nombre de prises mais aussi un câble de télédistribution et de téléphonie.
  • Dans la salle de bains, aucune prise ne peut se trouver dans un rayon de 60cm de votre baignoire ou douche.
  • N’oubliez pas d’équiper le garage, la terrasse et l’abri de jardin.
  • La prise de terre
    L’installation d’une boucle de terre est une des premières étapes de la construction…
    Une boucle de terre est un conducteur massif (cuivre) de 35mm² qui est placé sur le pourtour et sous les fondations des murs extérieurs. Elle est installée à fond de fouille et recouverte de sable pour éviter tout contact avec la fondation. Les extrémités de la boucle sont ensuite reliées à une borne de raccordement. Un coupe-terre est obligatoire, il permet de mesurer la résistance de terre à tout moment. 
    Le rôle d’une prise de terre est de diriger les courants de défaut vers la terre afin que la personne qui touche l’appareil défectueux ne soit pas électrocutée.
    La prise de terre est reliée au coffret de répartition grâce à un conducteur jaune ou vert.
    Le différentiel
    Un différentiel est une source de protection supplémentaire. Il permet de couper l’installation lorsqu’un appareil électrique entre ne contact avec de l’eau.
    Par ailleurs, le placement d’un différentiel général est obligatoire en tête de toute installation électrique.
    Le raccordement électrique provisoire
    Si vous faites bâtir, sachez qu’il est possible de placer un coffret de chantier. Ce coffret est en réalité une armoire électrique verrouillable dans laquelle se trouve un compteur kWh et aboutit un câble de raccordement.
    Même si elle est temporaire, cette installation doit convenir aux normes du R.G.I.E.
    Si vous vous entendez bien avec vos futurs voisins, vous pouvez, avec leur accord, puiser l’électricité chez eux. Il vous suffit alors de placer un compteur séparé qui vous permet de connaître votre consommation et de payer votre voisin en toute honnêteté.


    Les étapes de la construction - Isolation


    Avec une isolation adéquate, vous réduisez considérablement la quantité de chaleur qui s’échappe par les murs, le sol et la toiture, ce qui entraîne une économie des frais de chauffage. De plus, vous ressentirez moins vite la sensation de froid et il faudra moins de temps à votre habitation pour se mettre à température. L’isolation joue aussi un rôle pendant l’été, elle évite les températures insupportables dans la maison.
    Retenez simplement que vous ne risquez pas de trop bien isoler mais seulement de ne pas assez ventiler.

    Les différents matériaux d'isolation

    Le choix des matériaux est difficile et capital car ils se valent généralement tous. Tout sera donc question de vos préférences et de vos priorités. Assurez-vous toutefois de la valeur lambda et des caractéristiques techniques pour prendre la bonne décision. Demandez également conseil à votre architecte et à votre fournisseur.
    Petit conseil : utilisez les matériaux affichant l'agrément technique UBAtc (Union Belge pour l'Agrément technique dans la construction).
    Afin d’être le plus précis possible, nous vous proposons ci-dessous le détail des différents matériaux…

    Les laines minérales

    Il y a plusieurs catégories de laines minérales. Laine de roche, laine de verre, souple, rigide, semi-rigide,… bref un large éventail s’offre à vous. La laine de roche est composée de diabase (roche volcanique) alors que la laine de verre est constituée de sable de silicium, de soude et de marne. La composition est la seule chose qui différencie ces deux matières car leurs prix et leurs valeurs isolantes sont quasiment identiques.
    Les laines minérales peuvent se présenter sous différentes densités. On utilise principalement des matelas souples pour les toitures en pente. Il en existe deux types :
     - les matelas à languettes, munis de bords d’adhérence qui facilitent l’agrafage.
     
     - les matelas laine de roche, généralement placés dans la structure du toit. Mieux vaut les utiliser si les chevrons ne sont pas
       installés à égales distances.

    Pour terminer, vous trouverez aussi sur le marché les laines minérales rigides et semi-rigides sous forme de panneaux. Ceux-ci servent principalement à isoler les murs creux.

    Les panneaux synthétiques

    Ils se classent en quatre catégories: EPS, XPS, PUR et PIR.
    Le polystyrène expansé (EPS) est également appelé mousse artificielle. Son principal avantage est son prix. Sa valeur lambda n’étant pas très faible il faut utiliser des panneaux plus épais que pour les autres matériaux synthétiques.

    Le polystyrène extrudé (XPS) est une mousse synthétique de structure cellulaire fermée. Ce matériau est de plus en plus utilisé car il présente une grande résistance à la compression et a une meilleure valeur isolante que l’EPS. Si vous faites votre choix en fonction du prix, sachez que l’XPS demande un investissement un peu plus important que l’EPS.

    Le polyuréthane (PUR) est fabriqué à partir de résidus de pétrole. C’est celui qui a la meilleure valeur isolante, mais aussi le prix le plus élevé. Mieux vaut utiliser ce type de panneaux si vous manquez de place. Depuis quelques temps, on trouve du mortier isolant à base de polyuréthane. Ce matériau est utilisé comme couche de remplissage, et ce aussi bien pour l’isolation des sols, des murs ou du toit. 
    A retenir : le PUR isole également acoustiquement.

    Le PIR (polyisocyanurate) est un matériau qui a fait son grand retour sur le marché grâce à une technologie innovante qui lui a permis d’avoir une valeur lambda inférieure à celle du PUR. De plus, il peut être utilisé sur toit plat. Le PIR est constitué de petites cellules fermées qui offrent une conductivité thermique basse. Cela permet alors de réaliser une isolation de qualité avec une fine couche de matériau. 

    Le mortier isolant à base de polyuréthane

    Ce matériau est utilisé comme couche de remplissage. Posé sans raccord et sans interruption, le mortier isolant permet d’éviter les ponts thermiques et englobe parfaitement toutes les conduites et autres câbles dans un bloc monolithique.
    Ce matériau est composé de billes de polystyrène, de grains de PUR ou de vermiculite pour la matière isolante. Outre le matériau isolant, le mortier se compose d’un adjuvant sec pour faciliter la pose, de ciment classique et d’eau. En fonction du fournisseur, le ciment sera inclus ou pas dans le mélange.
    Lors de la pose, quel que soit le type de mortier isolant, la température ambiante de la pièce et du support doivent être de minimum 5°C et maximum 35°C. Avant de commencer, vérifiez la propreté de la surface : pas de graisse, pas de poussière. Vous pourrez marcher sur le sol, 3 à 4 jours après la pose, quant à la couche de finition, elle pourra être posée environ 5 jours après le temps de durcissement.
    La finition, parlons-en. Le mortier isolant peut accueillir plusieurs types de matériaux : revêtement armé, sol coulé, carrelages sur lit de  sable-ciment, ou encore béton (lissé, poli, etc.). 
     

    Comparaison entre les laines minérales et les panneaux synthétiques

    Les laines minérales sont plus souples, le placement est donc facilité car les fibres s’insèrent les unes dans les autres, le tout sans mécanisme de fixation. Les laines minérales ont une bonne valeur lambda et absorbent le bruit, elles peuvent être utilisées sans aucun souci en tant que matériau d’isolation acoustique.
     
     
    Conseil : Protégez-vous lors du placement car les laines minérales peuvent provoquer des démangeaisons ce qui n’est pas le cas des panneaux synthétiques. 

     
    A retenir : Une solution a été trouvée concernant le placement. Il est maintenant possible de se procurer de la laine de roche avec une membrane protectrice.

    Point fort des panneaux synthétiques, leur poids. En effet, ils sont beaucoup plus légers que les laines minérales ce qui diminue fortement le risque d’affaissement et de ponts thermiques. Leurs autres atouts sont une valeur lambda très faible et une bonne imperméabilité.

    L’isolation multiréfléchissante

    Le principe de base peut être comparé à un thermo, c'est-à-dire deux parois réfléchissantes qui maintiennent la chaleur dans un espace déterminé. Dans ce type d’isolation, les quatre formes de transmission calorifique (conduction, convection, rayonnement et changement de phase) sont neutralisées. On peut ainsi obtenir une très bonne valeur isolante avec une faible épaisseur d’isolation.

    Le verre cellulaire

    Ce matériau est constitué de verre très dur dont la valeur lambda est légèrement supérieure à celle de la laine minérale et des panneaux synthétiques. Le verre cellulaire se caractérise par une forte résistance à la compression. Il est principalement utilisé sous forme de panneaux pour les toitures plates et inclinées, mais on le retrouve aussi en bloc à placer sous la maçonnerie pour éviter les ponts thermiques.

    Les matériaux d’isolation naturels

    En comparaison avec les matériaux traditionnels, la fabrication des isolants naturels nécessitent moins d’énergie car il s’agit souvent de composant recyclé. Rien ne se perd, tout se transforme! Léger inconvénient, ce type d’isolant est principalement vendu par des détaillants spécialisés en constructions bio-écologiques et sont un peu plus chers que les matériaux classiques.

    Le liège

    Généralement présenté sous forme de panneaux, le liège est utilisé pour l’isolation du sol et/ou de la toiture. En ce qui concerne le pouvoir isolant et le placement, ces panneaux sont comparables à la laine de roche. 
    Le liège peut également se présenter sous forme de grains expansés et cuits. Dans ce cas, il est principalement employé lors de rénovation pour combler des murs creux et prévenir la transmission des bruits entre différents étages.
    Le plus : Le liège a d’excellentes propriétés acoustiques.

    Les fibres de cellulose (flocons de papier)

    La matière de base des fibres de cellulose est le papier recyclé, c’est un matériau 100% naturel. La valeur lambda de cet isolant est comparable à celle des laines minérales. Le principe de fonctionnement de ces fibres est de capter la vapeur d’eau et par la même occasion de régler l’humidité. De plus, ces flocons de papier absorbent très bien le bruit. Le placement est assez simple, il suffit de répandre les flocons uniformément.
    A retenir à propos de la fibre de cellulose :
    • Ce matériau contient du sel de bore, cela signifie qu’en cas d’incendie, aucune flamme n’apparaît. La fibre se consume mais ne brûle pas.
    • Certains types de cellulose peuvent absorber jusqu’à 30% d’humidité par rapport à leur poids sans perdre de qualité isolante.
    • La fibre de cellulose peut réduire jusqu’à 24% la consommation énergétique.
    • Ce matériau peut être posé pour isoler thermiquement et acoustiquement le toit, le plancher, les cloisons et les parois.
    En ce qui concerne la pose, la fibre de cellulose est injectée sous pression dans les murs ou les entre-toits. Ce procédé permet d’éviter les ponts thermiques car toute la surface est uniformément recouverte. 
     

    L’isolation à base de bois

    Les fibres de bois résultent du recyclage de copeaux, de sciures, et d’autres résidus issus de la production du bois. Les fibres sont généralement injectées dans des espaces creux. 
    Les panneaux en fibres de bois sont quant à eux utilisés pour l’isolation des murs, du toit, et comme isolant acoustique sous les revêtements de sol. Certains de ces panneaux peuvent être recouverts de paraffine ou de bitume pour garantir une bonne imperméabilité.

    Le chaume

    Bien que principalement connu comme couverture de toit, le chaume existe aussi en panneaux. Ceux-ci sont très solides et ont une forte résistance à la rupture. Etant donné leur grande flexibilité, ils peuvent même être utilisés sur un support courbé.

    Le lin et la laine

    Ces isolants se présentent sous forme de matelas, totalement naturels, ils ont les mêmes applications que les laines minérales. Le lin a comme caractéristique d’absorber et de restituer l’humidité. Quant à la laine, son atout principal est d’avoir la résistance au feu la plus élevée de toutes les fibres naturelles.

    Les coquillages

    Les coquillages sont principalement utilisés comme couche isolante contre l’humidité et la chaleur sur le sol de vides sanitaires. En cas de rénovation, vous pouvez les utiliser entre les solives d’un espace aéré, à condition que celui-ce ne soit pas aéré de façon excessive.

    La perlite

    La perlite est une roche volcanique utilisée sous forme de granulés expansés comme isolant thermique et/ou acoustique. Elle est souvent mélangée dans la chape en béton ou avec du béton de remplissage. L’atout de la perlite est son incombustibilité.

    La vermiculite

    Provenant du micaschiste, elle est généralement appliquée sous la forme de granulés expansés. On la retrouve également coulée entre des solives ou mélangée au bitume pour isoler les toitures. La vermiculite est surtout très utile dans des atmosphères humides (murs creux et vides sanitaires) et extrêmement chaudes (conduits de cheminée). Afin de renforcer son incombustibilité, la vermiculite peut être mélangée à du plâtre ou transformée en panneau ignifuge.